La Flor, partie 3 - Film (2019)
La Flor, partie 3 - Film (2019)

Film de Mariano Llinás Drame 3 h 24 min 27 mars 2019

« La Flor » cambriole le cinéma en six épisodes.
Chaque épisode correspond à un genre cinématographique.
Le premier est une série B, comme les Américains avaient l’habitude d’en faire.
Le second est un mélodrame musical avec une pointe de mystère.
Le troisième est un film d’espionnage.
Le quatrième est une mise en abîme du cinéma.
Le cinquième revisite un vieux film français.
Le sixième parle de femmes captives au 19e siècle.
Mon tout forme « La Flor ».
Ces six épisodes, ces six genres ont un seul point commun : leurs quatre comédiennes.

D’un épisode à l’autre, « La Flor » change radicalement d’univers, et chaque actrice passe d’un monde à l’autre, d’une fiction à un autre, d’un emploi à un autre, comme dans un bal masqué.
Ce sont les actrices qui font avancer le récit, ce sont elles aussi qu’au fur et à mesure, le film révèle. Au bout de l’histoire, à la fin du film, toutes ces images finiront par dresser leurs quatre portraits.

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La Flor, partie 3 torrent


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Bande annonce:


Enfin on vient à bout, dans ce troisième film, de cette histoire d'espionnes à dormir debout... Le réalisateur mène avec une application exaspérante sa narration, avec un sérieux imperturbable que démentent seuls quelques détails incohérents, comme autant de clins d’œil qui viennent rappeler qu'on est ici dans le domaine du jeu pur. Pourquoi l'otage garde-t-il toute la nuit son inutile bâillon, alors que c'est un taiseux qui ne parle pas le français ? Mystère. On sent bien que le scénario s'amuse à raconter cette histoire sans queue ni tête juste pour le plaisir de la raconter. Et, parfois, on cède à l'illusion narrative, dont seule l'artificialité des dialogues dans un français exotique vient nous sortir. Notamment pour cet épisode plutôt bien conçu de l'histoire d'amour avortée entre l'une des espionnes et un comparse mutique avec lequel elle est amenée à collaborer régulièrement, en feignant l'amour. Une fois encore, c'est la voix off qui remporte la palme, bien plus éloquente que les images qu'elle commente. Un échec de cinéaste, ça. Mais une vocation littéraire à développer, à mon sens, argentine jusqu'au bout des ongles. Une fois la tension à son comble, l'histoire s'arrête, nous laissant imaginer la suite. Bon, pourquoi pas, d'autres s'y sont risqués avant ça. Et nous voilà repartis dans un habile mélange entre la réalité et la fiction : un réalisateur qui saccage des carnets entiers, comme le vrai réalisateur dans la scène inaugurale, nous raconte au ralenti les affres de sa création. Une mise en abyme intéressante, comme le sont toujours celles qui mêlent l'acte de création et la création elle-même. Genre la 2ème partie du Quichotte. Sauf que là, le récit sombre dans une neurasthénie insupportable. Il faut regarder la plume du réalisateur couvrir des pages entières de sa vilaine écriture - un péché capital - poussive ou de schémas abscons, et un sentiment irritant de foutage de gueule s'est emparé de moi. J'ai fini cette interminable 4ème partie folle de rage. Il me reste le 4ème film à affronter, mais je crois que je vais laisser passer un peu de temps. Histoire de laisser ma tension revenir à la normale.