Fast & Furious 6 - Film (2013)
Fast & Furious 6 - Film (2013)

Film de Justin Lin Action, policier et thriller 2 h 10 min 24 mai 2013

Depuis le hold-up réussi par Dom et Brian à Rio, ils ont laissé leur équipe blindée de 100 millions de dollars. Tous se sont dispersés à travers le monde. Mais ils ne peuvent plus entrer chez eux et sont condamnés à vivre pour toujours en cavale, ce qui marque un grand vide dans leur vie. Pendant ce temps, Hobbs a traqué cette organisation meurtrière de pilotes mercenaires à travers 12 pays, dont le cerveau, incarné par Luke Evans, est épaulé par l'ancien amour de Dom, Letty (Michelle Rodriguez), qu'on croyait morte...

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Fast & Furious 6 torrent


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Bande annonce:


La franchise Fast & Furious est vraiment un cas à part de toutes les autres franchises "pour teenagers" et ce, depuis l'arrivée de Justin Lin aux commandes. Il a voulu se démarquer du côté bling-bling des deux premiers épisodes en allant vers le Japon, ce qui a donné un Tokyo Drift qui s'est facilement imposé comme un des pires volets de la saga. Idem en passant la quatrième pour revenir aux sources ; sans grand succès. Ce n'est qu'avec Fast & Furious 5 que la saga a enfin décollé. Certains pourraient dire que c'est grâce à l'arrivée de Dwayne Johnson alias "le sauveur de franchises" (GI Joe, Voyage Au Centre De La Terre), ce qui était indéniablement un gros avantage, mais également parce qu'on s'éloignait enfin de ce simple aspect courses de rues, gangs des bas quartiers, pour un film d'action avec des voitures, du style de Braquage À L'Italienne, et non simplement un film de voitures, tout court.

Ce sixième numéro s'inscrit donc dans la droite continuité de son prédécesseur, en visant d'ailleurs plus d'action. Les bandes-annonces me faisaient craindre une surenchère jusqu'à l'exagération histoire de bien faire tape à l’œil ; au final, à l'exception de deux scènes, le film réussit à se contenir en en proposant davantage sans non plus gaver. Comme d'habitude, donc, une fois aux volants de leurs bolides, la fine équipe qui illustre l'affiche fait abstraction des lois de la gravité, ce qui donne lieu à des séquences vraiment musclées, et assez folles (allant même jusqu'à défier le tank volant de L'Agence Tous Risques). Des cascades toujours plus grandes, toujours plus impressionnantes, que ce soit sur quatre roues, sur deux, ou même à pied. Et c'est dans ces alternances que l'on voit à quel point la franchise a réussi à évoluer depuis le premier numéro pour proposer un contenu plus diversifié et appréciable.

Pour ce faire, Justin Lin délivre une réalisation assez nerveuse. Les séquences d'actions sont plutôt bien rendues, même si parfois brouillons dans l'enchaînement des différents plans selon ce que fait chaque personnage. C'est notamment le cas lors de la scène de l'avion, où la caméra semble partir un peu dans tous les sens et il n'est pas toujours aisé d'avoir une vue d'ensemble de la scène. On notera aussi quelques flous étranges, et des plans nocturnes pas forcément très lisibles. Sans cela, les passages de conduite sont assez jouissifs, comme toujours, avec cette sensation de vitesse bien retranscrite et les affrontements à main nue assez dynamiques tout en proposant de multiples angles. Néanmoins, côté bande-son, si l'on enlève les musiques Électro/Hip Hop bienséantes, les compositions de Lucas Vidal n'ont absolument rien de mémorable, semblables à n'importe quel autre film d'action. On les oublie même tant c'est le montage des scènes, et les bruitages des moteurs, qui parviennent à bâtir la tension du moment, plutôt que la musique.

Ce Fast & Furious 6 ne lâche d'ailleurs rien, du début à la fin. C'est souvent le risque des gros films d'action qui se perdent en de longs dialogues sans intérêt ; le spectateur n'est pas dupe, et Lin l'a bien compris. Dès les premiers plans, on est sur la route, puis l'intrigue se met très rapidement en place quand Hobbs décide de faire appel à Dom et ses potes pour l'aider à coincer Owen Shaw et ses sbires qui volent des composants militaires. Les affrontement sur l'asphalte entre les deux équipes ne tardent donc pas, pour toujours plus de sensations, et se poursuivent en des corps-à-corps expéditifs. Le rythme est véloce et n'accuse guère de passages à vide ; tant mieux. Évidemment, le scénario n'est pas le plus intéressant, servant juste de prétexte à rassembler encore une fois les têtes de la franchise dans le même film. Toutefois, à la toute fin, on se dit clairement "la boucle est bouclée". Justin Lin termine de connecter (grossièrement) tous les volets, histoire de, dirons-nous. Au moins le prochain partira sur des bases saines.

Venons-en au plus gros morceau, le casting. Pas de grandes surprises, on sait que le film est un épisode réunion" comme le précédent, avec quelques twists un peu forcés pour expliquer le retour de certaines personnes. Côté bons types, Vin Diesel incarne un Dominic Toretto impassible et serein, pour qui la famille c'est primordiale, avec Elena Neves (Elsa Pataky) en compagne furtive (et peu convaincante). Paul Walker nous ressert son Brian O'Conner, désormais grand ami de Dom, tandis que Mia Toretto est jouée par une Jordana Brewster rayonnante. Le duo black que forment Tej Parker (Ludacris) et Roman Pearce (Tyrese Gibson) récolte la grande partie des lignes humoristiques, à tel point que Pearce passe un peu pour l'idiot de la bande. Sung Kang, la classe incarnée dans son personnage Han Seoul-Oh, toujours en train de grignoter. Sa copine, Gisele Yashar prend les fines formes de Gal Gadot pour un rôle qui demeure assez secondaire. On sent une bonne complicité et un plaisir d'être de la partie chez tous ces acteurs, plaisir partagé pour le spectateur de les retrouver à l'écran tous ensembles. Viennent ensuite Luke Hobbs, le colosse militaire qui adopte ici une facette plus amicale et humoristique également ; très sympa, surtout avec le jeu de Dwayne "The Rock" Johnson. Sa coéquipière, Riley, prend les traits d'une Gina Carano qui décidément cogne mieux qu'elle ne joue. Le grand retour de Michelle Rodriguez, en tant que Letty Ortiz, également avec une prestation plutôt moyenne. Enfin, l'équipe "ennemie" est dirigée par Owen Shaw, soit l'acteur Luke Evans qui s'avère très bon - et que j'aime particulièrement pour son ton calme et sévère. Dans ses rangs, pas grand monde de connu. Un bulldozer et une femme fatale (Clara Paget) extrêmement sous-développés, et Joe Taslim qu'on a pu voir dans The Raid qui nous ressert des combats façon arts martiaux pour le plaisir de pimenter les scènes.

En fin de compte, ce sixième volet se révèle être le film d'action le plus sympa depuis le début de l'année, très loin devant Die Hard 5 et GI Joe 2 (même si quelques scènes un peu fortes les tutoient), ainsi que devant Iron Man 3. Tout en conservant un ton sérieux, le film n'est pas exempt d'humour bien dosé, et de personnages forts qui se chambrent avec le sourire, de façon presque naturelle. Une vraie équipe de potes, devant et derrière la caméra, qui poursuivent ce tournant très agréable entamé par Fast & Furious 5. C'est bien foutu et bien rythmé, tout en cherchant à ne pas trop faire dans la redite, et en glissant quelques clins d’œil, justement, à ce passé bling-bling de petits bras. Justin Lin ferme donc la boucle, tout en posant les premières pierres de la suite des aventures qu'il laissera entre d'autres mains après les avoir remises sur de bons rails ; avec une surprise finale sympathique pour les fans, même si on peut craindre que la franchise finisse par devenir une sorte d'Expendables à la sauce F&F.